| Histoire Coupe du Monde de Football : le Cameroun, l'Algérie, le Ghana, le Nigeria, le Maroc, l'Afrique du Sud au Mondial de foot de la FIFA, 1934 - 1998. Histoire de l'Afrique en Coupe du Monde de la FIFA | |||
| Une consécration pour le foot africain ? | ![]() |
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Cet article, consacré aux participations des pays du continent africain aux phases finales du Mondial de foot depuis 1934, a été publié dans le magazine Nouvel Afrique Asie, à l'occasion de la phase finale de la Coupe du Monde de Football en France en 1998. L'Afrique n'est présente à la Coupe du monde que depuis 1970, si l'on excepte la qualification plus qu'anecdotique de l'Egypte contre la Palestine... en 1934. Elle sera représentée cette année par cinq pays : Afrique du Sud, Cameroun, Maroc, Nigeria, Tunisie. 1970 : Le Maroc est le premier pays africain à gagner son ticket pour une coupe du monde. Au Mexique, les Lions de l'Atlas essuient les plâtres, mais font bonne figure. Ils résistent bien aux Allemands, ouvrant même le score par Jarir Houmane, avant de succomber (1-2) emportés par la machine allemande, malmenés par les Péruviens (0-3), ils font jeu égal avec les Bulgares (1-1). 1974 : L'année catastrophe. Le Zaïre, champion d'Afrique en titre, s'effondre en Allemagne devant la Yougoslavie sur le score grotesque de 0-9, après avoir piétiné d'emblée devant une modeste Ecosse (0-2). La débâcle se confirme contre le Brésil (0-3) et l'ambassadeur du football africain finit la tête basse, après avoir encaissé 14 buts, sans en avoir marqué un seul. A oublier. 1978 : La Tunisie, sous la houlette de Abdelmajid Chetali, marque sa participation en Argentine d'une pierre blanche : une victoire (3-1) contre le Mexique par Kaabi, Ghommidh et Dhouib. Ils trébuchent pourtant face à la Pologne (0-1) où officiait un certain Henri Kasperczak... l'entraîneur actuel de l'équipe nationale et l'artisan de sa qualification à l'édition 98. Mais ils finissent fort honorablement en tenant en échec la RFA (0-0). Il faudra cependant attendre vingt ans pour voir les Rouges et Blancs parmi les mondialistes. 1982 : L'Algérie et le Cameroun prennent le flambeau, à la faveur d'une modification du règlement accordant désormais deux places au Mondial. L'Algérie enflamme les imaginations en disposant de l'Allemagne. Malgré une seconde victoire contre le Chili (3-2), suivie, hélas ! d'une défaite contre l'Autriche, les Algériens ne peuvent accéder au second tour, victimes d'un match si manifestement truqué qu'il a soulevé l'indignation du monde. En vain. 1986 : Le Maroc revient au Mondial avec des arguments, deux match nuls contre la Pologne et l'Angleterre et une victoire contre le Portugal lui ouvrent la porte du second tour. C'est le premier Africain à franchir ce seuil. José Faria, son entraîneur brésilien, exulte. La suite sera plus difficile, mais les Marocains vendent chèrement leur peau. Ils laisseront une impression immense. L'Algérie, revenue elle aussi sur le gazon du Mondial, passe totalement inaperçue. 1990 : Cette fois, c'est le Cameroun qui représente le continent en Italie. Il frappe d'emblée un grand coup en disposant du champion du monde, l'Argentine ! L'épopée se poursuit contre la Roumanie et la Colombie. L'aventure s'arrête (injustement) contre l'Angleterre aux portes des demi-finales. Les Lions indomptables dominent largement, mais les dompteurs anglais finissent par avoir raison de leur pugnacité et de leur courage. Affaire de métier. Un homme émerge du team africain : Roger Milla, l'artiste du ballon rond. L'Egypte, l'autre ambassadeur africain, passe totalement inaperçu. 1994 : Le Nigeria aurait sans doute accédé au paradis, sans le "vice" de l'Italien Baggio qui "exécute" cette équipe jeune et naïve pendant les prolongations. Les jeunes coéquipiers de Amokachi et Okocha qui menaient au score avaient cru trop tôt à leur victoire. Les deux autres représentants de l'Afrique, les "Lions indomptables" du Cameroun méconnaissables étaient trop occupés par des querelles de vestiaires pour penser au terrain, et les Marocains ont essuyé trois défaites en trois rencontres. Quatre des cinq "mondialistes" africains qui participaient à la Coupe d'Afrique des nations (Afrique du Sud, Cameroun, Maroc et Tunisie) n'ont pas convaincu. Le Nigeria, suspendu jusqu'en 2000 des compétitions africaines, était absent à Ouagadougou. Attention, les deux compétitions ne sont pas de même nature et les enjeux ne sont pas les mêmes ! Constat : la Coupe d'Afrique des nations n'a jamais réussi aux "mondialistes" de l'Afrique. La dernière édition de la CAN à Ouagadougou n'a pas fait exception à cette règle d'airain : trois des quatre représentants du continent au Mondial 98 : Cameroun, Tunisie et Afrique du Sud - ont mordu la poussière en quarts de finale. Les Bafana Bafana d'Afrique du Sud se sont fait ravir le trophée par l'Egypte, qui trouve ainsi une consolation à son élimination du Mondial. Le Nigeria, suspendu jusqu'en 2000 des compétitions africaines, était absent de Ouagadougou, mais on peut imaginer aussi qu'il n'aurait pas fait meilleure figure que ses quatre autres compères qu'il retrouvera sur les stades français en juin. Il ne faudrait pas pour autant tirer des conclusions trop hâtives de ce que certains qualifient, à tort, de contre-performance : les deux compétitions ne sont pas de même nature et les enjeux ne sont pas les mêmes. On comprend aisément que face à des équipes comme l'Egypte qui n'avaient rien à perdre - n'ayant plus rien de capital devant elles sur le calendrier - les "mondialistes" étaient contraints de "gérer" leur effort et de se ménager pour le grand jour... La prudence était de mise pour leurs entraîneurs, condamnés jusqu'à la dernière minute à faire les réglages nécessaires en vue du Mondial. Etre présent à la CAN : oui, sacrifier le Mondial pour la Coupe d'Afrique, on comprend leur hésitation. D'autant que les Africains - rançon du foot-business - sont de plus en plus sollicités tout au long de l'année et que les pros, de plus en plus nombreux, jouent en Europe à un rythme infernal. Ces observations préliminaires n'empêchent pas de constater que les lacunes furent nombreuses pendant la CAN. Dans l'intervalle, les entraîneurs ont eu du travail pour serrer les boulons de leur formation et la présenter sous son meilleur jour. Les pros, saturés de football, venus au secours de leur sélection nationale, ont peu ou prou montré leurs limites. En huit ans, leur nombre est passé de 30 à 177, soit en moyenne 11 joueurs par équipe engagée. C'est dire l'ampleur prise par un phénomène qui est loin de se ralentir. Plus de 350 joueurs africains opèrent hors de chez eux, dans des clubs professionnels d'Europe. Le Nigeria et le Ghana en fournissent le plus gros, et, après l'émigration sud-nord, on commence à enregistrer des transferts sud-sud, notamment de l'Afrique subsaharienne vers le Maghreb et l'Egypte : le Camerounais Joseph-Antoine Bell s'est fait connaître il y a dix ans dans les bois d'Arab Contractor's à Ismailiya (Egypte) avant d'imposer son style - et ses coups de gueule - sur les terrains français ! Les pros n'ayant pas fait souvent la décision à Ouagadougou, la question qui se pose à tous est la suivante : ne faut-il pas désormais privilégier dans les sélections nationales ceux qui ont choisi de rester dans leur pays, vivent ses problèmes au quotidien et "sentent" leur public mieux que les exilés ? Vaste débat. De même, ne faudrait-il pas se débarrasser définitivement du complexe du "sorcier blanc" qui fait de l'Afrique actuellement une terre de "mercenariat" pour des entraîneurs européens - souvent anciens joueurs sans grande envergure dans leur propre pays - dont les résultats n'ont rien de convaincant... Pour un qui a réussi, neuf ont fait chou blanc et à quel prix! Redonner confiance aux coachs africains n'est-ce pas une meilleure solution ? A condition de séparer la "politique politicienne" du quotidien du sport : bien des entraîneurs africains ne manquant ni de connaissances ni de talent ont été victimes de règlements de compte de bas étage dans un rapport de pouvoir qui leur échappait totalement entre responsables se moquant comme d'une guigne des équipes dont ils avaient la charge. © Copyright Le Nouvel Afrique Asie Le magazine Afrique Asie est en vente dans tous les kiosques à journaux en France, en Afrique. • Mondial 2010 de Football : tableau, planning, calendrier des matchs de la Coupe du Monde de football 2010 en Afrique du Sud. Cliquer sur le nom d'un groupe pour accéder à l'agenda des rencontres de ses équipes (date, heure, ville) : Groupe A • Groupe B • Groupe C • Groupe D • Groupe E • Groupe F • Groupe G • Groupe H > Tableau, planning, calendrier des matchs à élimination directe : matchs des huitièmes de finale, rencontres des quarts de finale, demi-finales ; match pour la troisième place ; finale de la Coupe du Monde 2010.
> La Ferme Célébrités en Afrique du Sud : La Ferme Célébrités est une émission de télé réalité de la chaîne de télévision TF1 dans une réserve naturelle animalière sud-africaine.
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